Fini les radars : ces conducteurs révèlent leur astuce « simplissime » pour rendre leur voiture invisible

Cette méthode simple permettrait de rendre une voiture invisible aux radars. Mais attention : l’utiliser pourrait bien vous coûter très cher.

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Certains automobilistes prêts à tout pour éviter les radars utilisent une astuce aussi simple qu’efficace… mais totalement illégale.

Ils roulent tous les jours sous l’œil des radars, sans jamais se faire flasher. Une discrète armée d’automobilistes invisibles a trouvé comment passer entre les mailles du filet.
En apparence, leurs véhicules sont identiques aux autres. Mais sur leur plaque, un détail change tout. Légalement, c’est du grand n’importe quoi. Techniquement, c’est redoutablement efficace. Le but ? Éviter les radars à tout prix. Et certains n’hésitent plus à franchir la ligne rouge pour y parvenir. Sur les routes britanniques, un conducteur sur quinze utilise désormais une méthode de triche capable de rendre sa voiture indétectable pour les caméras. Et cette tendance, aussi illégale soit-elle, commence à s’étendre. Rapidement.

Des plaques trafiquées, une technologie détournée

L’affaire pourrait presque faire sourire, si elle n’était pas si sérieuse. Une simple plaque modifiée suffit à court-circuiter des milliers de radars. Pas besoin d’être un hacker. Pas besoin d’un système sophistiqué. Juste quelques matériaux réfléchissants, un peu d’astuce, et surtout, l’intention claire d’éviter les radars coûte que coûte. On parle ici de plaques dites « fantômes », « 3D », « 4D »… des pièces sur mesure, parfois achetées en ligne, parfois bricolées maison. Le principe est simple : fausser la lecture des caméras ANPR (reconnaissance automatique des plaques). Et ça marche.

La fraude reste discrète, mais le phénomène s’installe. Un ruban réfléchissant bien placé peut suffire à rendre illisible une suite de lettres sous le flash. D’autres vont plus loin et copient les plaques d’un autre véhicule. Le but ? Brouiller les pistes en cas d’infraction. Difficile, voire impossible, pour les autorités de distinguer le vrai du faux. En quelques clics, il est possible de commander en ligne une plaque qui rend votre voiture aussi visible qu’un fantôme.

Le professeur Fraser Sampson, ancien chef du système ANPR britannique, a tiré la sonnette d’alarme dans une lettre adressée au gouvernement. Son constat est limpide : un seul point de défaillance suffit à gripper tout le mécanisme. Chaque jour, plus de 2 millions de lectures sont erronées sur 80 millions, selon les chiffres officiels. Ça fait du bruit dans les ministères. Pas seulement parce que certains passent entre les gouttes. Mais aussi parce que d’autres paient pour eux. Des amendes injustes, des signalements erronés, des poursuites contre des innocents. Un système saturé, et désormais bancal.

Pourquoi vouloir éviter les radars séduit-il de plus en plus ?

Tout le monde ne fraude pas pour le plaisir de tricher. Certains le font parce qu’ils en ont marre. Marre de jongler entre radars de vitesse, radars de stationnement, zones à faibles émissions, péages urbains et caméras à tout-va. L’automobiliste lambda est désormais traqué dans tous ses déplacements. Et certains finissent par basculer. Quelques dizaines d’euros sur un site douteux leur permettent d’éviter les radars, de rouler tranquilles, de contourner ce qu’ils vivent comme une chasse permanente. Le professeur Sampson le résume bien : « Il n’a jamais été aussi tentant de contourner le système. »

Mais la tentation a un prix. Les autorités britanniques commencent à riposter. Des villes comme Wolverhampton équipent leurs agents de dispositifs capables de repérer les plaques trafiquées. Les contrevenants écopent d’une amende d’environ 117 euros. C’est peu. Trop peu, selon certains élus. Car cette fraude ne concerne pas que des excès de vitesse. Elle empêche aussi d’identifier des véhicules volés, impliqués dans des délits de fuite, voire des crimes. Et là, on entre dans une autre dimension. Ce n’est plus seulement une affaire de PV. C’est un problème de sécurité.

La France n’est pas à l’abri. Les technologies sont identiques, les contraintes similaires, les incitations tout aussi fortes. Le trafic de plaques modifiées existe déjà. Et avec l’explosion des ZFE et la multiplication des contrôles automatisés, éviter les radars pourrait bien devenir une tentation collective. Le danger, c’est que le système perde sa crédibilité. Que les honnêtes paient pour les tricheurs. Que la surveillance s’intensifie encore, au détriment de la liberté de circuler.

Il ne s’agit pas ici de justifier. Mais de comprendre pourquoi certains passent à l’acte. Et pourquoi l’État va-t-il devoir réagir vite ? Car tant que cette astuce illégale reste aussi facile à obtenir qu’un jeu de tapis de sol, elle ne fera que gagner du terrain.