Récemment, Joana Balavoine a partagé son combat contre son addiction à la drogue au grand public à travers la bande dessinée « Les Lions endormis ». Elle tient à faire savoir le cauchemar qu’elle a vécu pour sensibiliser et aider les autres.

Combat de Joana Balavoine contre son addiction à la drogue

Durant 14 ans, Joana Balavoine a été dépendante à la cocaïne, ce qui a compliqué sa vie. Selon ses confidences, elle se mettait à prendre une ligne de cocaïne dès le matin avec le café. Cela aurait commencé à l’âge de 16 ans alors qu’elle effectuait un petit boulot estival. Pour elle, elle n’aurait ni été attirée ni voulue goûter mais elle s’est juste laissée prendre avec insouciance et inconscience. Puis au fur et à mesure des fêtes, elle continue d’en prendre et tombe peu à peu dans l’addiction.

Cependant, c’est à 25 ans que la fille de Daniel Balavoine commence vraiment à glisser vers le mauvais côté. Alors qu’elle avait l’impression de gérer sa consommation de cocaïne, c’était loin d’être le cas. A cette époque, la jeune musicienne prenait des cours de musique sans vraiment s’investir. Au final, elle se serait retrouvée très seule et éloignée de tous.

Les impacts de son addiction

Ainsi, à partir de 25 ans, elle commence à se créer un personnage et s’enferme dans l’illusion que tout va pour le mieux. Pourtant, au fond, elle sait qu’elle est malheureuse. En effet, elle commençait à prendre conscience que tout ce qu’elle entreprenait ne fonctionnait pas. Perdue, elle a commencé à se mentir à elle-même.

Son addiction à la drogue se répercute même dans ses relations amoureuses et dans son entourage. D’ailleurs, c’est une phrase provenant de son professeur de chant qui a provoqué un déclic chez la jeune femme. Celui-ci lui a affirmé qu’il l’appréciait beaucoup mais qu’il ne pourrait plus l’enseigner dans ses conditions.

Un geste qui change tout

L’annonce de son professeur, faite avec amour et amitié, redonne à Joana une lueur d’espoir. En effet, avec ces quelques mots, elle s’est dite qu’elle valait peut-être la peine. Ainsi, c’est ce petit geste qui l’a fait sortir de son cauchemar. C’est la raison pour laquelle elle recommande de toujours tendre la main à ceux qui en ont besoin.

Toutefois, pour vraiment s’en sortir, il faut faire appel à des professionnels. Selon les propos de Joana, même après une cure de désintoxication, le chemin est encore long. Pour elle, après sa cure, elle a vu la vie d’une façon complètement différente et a appris à remarcher sans cette dépendance.

A travers ses mots, Joana Balavoine invite les victimes de la drogue à apprendre à pardonner et à se pardonner. Elle veut les inciter à se débarrasser de cette addiction et à aller de l’avant.