L’actrice Corinne Masiero, victime d’inceste revient sur le drame de sa vie. On la connaît pour son rôle dans la série Capitaine Marleau. Alors qu’elle est invitée sur France Inter le 19 septembre 2022, elle raconte son cauchemar quand elle était petite.

Corinne Masiero victime d’inceste


Alors que l’actrice était confinée comme tout le monde, elle s’est un peu promenée à la cave. En farfouillant un peu, elle retrouve une photo d’elle plus petite, entourée de sa famille. C’est à ce moment-là que les flashbacks reviennent. Les gestes malsains perpétrés sur sa personne lui reviennent en tête. Pire, le visage de celui qui avait abusé d’elle.

Andréa Rawlins-Gaston a réalisé le documentaire Inceste et la comédienne a décidé d’ouvrir la voix. Ce fameux documentaire a pour titre Inceste, le dire et l’entendre. C’est sur France 3 que le documentaire sera diffusé, le 26 septembre prochain.

L’avis d’une victime


Evidemment, replonger dans ces douloureux souvenirs est difficile pour Corinne Masiero. Elle l’affirme elle-même, en parler est le plus difficile. Mais la comédienne rassure toutes les victimes, le fait d’en parler fait bouger les choses. Dans une interview accordée à Brut, elle dévoile l’identité de son agresseur.

Il s’agissait en fait de son cousin beaucoup plus âgé qu’elle. Corinne Masiero avait décidé de prêter sa voix à toutes les victimes d’inceste. Elle explique le mal-être que les victimes pouvaient ressentir. L’actrice avait expliqué qu’elles se sentaient comme des moins que rien car les victimes devenaient des objets.

Le paradoxe physique


Corinne Masiero a également expliqué à quel point l’inceste est un véritable fléau. 80% des agressions sexuelles sont faites par la famille. Corinne Masiero explique également que l’agression se cache derrière les gestes d’amour et d’affection. Les « je t’aime » devenaient des prétextes pour se toucher et se caresser. La comédienne le dit elle-même, elle en est arrivée à mépriser l’amour. Elle avait également tenté de déculpabiliser les victimes.

Il est tout à fait normal que le corps réagisse à des caresses, peu importe qui les fait. Pour terminer, elle s’est aussi adressée aux personnes qui connaissaient les victimes. Corinne Masiero a déclaré qu’il ne fallait pas faire comme si on ne voyait ni n’entendait rien. Surtout, il ne fallait pas empêcher les victimes de parler.