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Coronavirus : la mutation « diable » fait ravage et se propage plus vite que d’autres

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Selon des études, la variante californienne du coronavirus, appelé aussi la mutation « diable », est la plus dangereuse des virus. Elle est même surnommée « le diable » par les scientifiques du fait qu’elle est capable d’infecter les cellules et de créer un risque de décès plus élevé allant de 40 %. Mais le pire c’est qu’elle réduit de deux fois le nombre d’anticorps fournis par les vaccins et les infections antérieures.

Coronavirus, la variante californienne fait ravage


Quant à l’efficacité du vaccin contre le coronavirus, on ne sait pas encore s’ils seront moins efficaces sur la mutation diable du coronavirus selon le Dr Charles Chiu. Ce dernier qui est l’auteur de cette étude. Néanmoins, elle n’est pas encore publiée.

Pour sa part, l’Université de Californie mène une étude sur l’augmentation des cas de coronavirus et de décès à Noël. Ainsi, ils ont pu conclure que la variante est « à égalité » avec la mutation Kent au Royaume-Uni. Pour cela, il est 70 % plus transmissible que la forme originale du virus. Lors d’une interview avec LA Times, le Dr Charles Chiu avait déclaré : « J’aimerais avoir de meilleures nouvelles à vous donner — que cette variante n’est pas du tout significative. Mais malheureusement, nous suivons simplement la science. Le diable est déjà là ».

Les scientifiques appréhendent le pire


Une étude sur 1272 échantillons de virus comprise entre septembre 2020 et janvier 2021 a révélé que la souche appelée B.1.427/B.1.429 était devenue la souche dominante en Californie. Pour cause, ils ont une capacité très rapide de se propager.

D’après la même étude, les cas causés par cette variante californienne doublent tous les 18 jours. Concernant son taux de mortalité, sur 300 cas positifs de la souche, ils ont constaté 12 décès. Un échantillon trop petit pour pouvoir tirer des conclusions. Néanmoins, le Dr Charles Chiu avait précisé que ces découvertes ne signifient pas que la mutation était la seule principale raison de la croissance des contaminations et des décès à Noël.

Effectivement, les contaminations ont augmenté avant la sortie de la nouvelle variante. Selon le Dr Bruce Walker, immunologiste et directeur fondateur du Ragon Institute à Boston, certes, elle avait contribué à la propagation du virus, mais on ne peut pas exclure d’autres facteurs. On peut citer « les voyages, les rassemblements de vacances et les repas au restaurant ».

Les avis des scientifiques


Toutefois, certains scientifiques ne sont pas du même avis sur la dangerosité de cette nouvelle variante. Comme le cas de William Hanage, épidémiologiste de Harvard. Il avait déclaré au New York Times qu’il n’est « pas dans le même terrain de jeu » que la variante britannique.

Le Dr Chiu et son équipe ont cherché des traces de la mutation britannique. Ainsi, ils ont découvert qu’un quart des échantillons avaient une séquence inconnue. Mais aussi, ils ont trouvé une nouvelle version. Effectivement, la variante Kent du Royaume-Uni a été découverte aux États-Unis. Pour cela, les scientifiques appréhendent sur le fait que les deux souches mutent ensemble. Pour sa part, les USA n’ont signalé qu’un seul cas de l’hybride. Tandis que le Royaume-Uni n’a signalé aucun cas de la variante californienne. Toutefois, cette dernière a été trouvée en Australie, au Danemark, au Mexique et à Taiwan. Affaire à suivre…