Les squatteurs sont de plus en plus problématiques en France. Par conséquent, les propriétaires ne les supportent plus. Cependant, la loi en France protège étrangement les squatteurs et oublie les propriétaires qui sont dans la généralité non fortunée et dans la détresse financière.

Une propriétaire expulse les squatteurs de son logement


L’histoire se déroule à Carcassonne. Une propriétaire d’une petite maison dans la banlieue est victime de squatteurs. Ces derniers refusent de payer les loyers et elle a voulu faire justice elle-même. Par la suite, la justice l’a poursuivie et son acte peut lui couter sept ans d’emprisonnements.

En effet, Maria la propriétaire n’a plus reçu ses loyers depuis plusieurs mois. Effectivement, les occupants refusent de verser leur loyer et sont devenus des squatteurs. Toutefois, Maria s’inquiète pour ses moyens financiers et vu que la justice n’agit pas, elle décide d’intervenir.

Elle profite du départ en vacances des squatteurs pour vider totalement la maison. Mais, à leur rentrée de congés, les squatteurs ont décidé d’appeler la police avec un constat d’huissier. À la suite Maria a été convoquée et est en pleine procédure, selon sa confidence aux journalistes de Cnews. La propriétaire a souhaité rendre publique cette anecdote qu’elle estime être lunaire.

La loi en faveur des squatteurs


Maria n’accepte pas le fait de perdre plus de 20 000 euros, car les locataires ont 5 mois de loyer impayé. Mais son action a provoqué des répercussions négatives. La propriétaire risque gros. Ainsi, pour avoir choisi de les expulser elle-même. De ce fait, elle s’expose à 100 000 euros d’amende et sept ans de prison.

Une triste situation pour les propriétaires, qui parfois sont surpris de voir leur logement occupé par des squatteurs. De plus, si ces derniers occupent les lieux depuis plus de 48 heures, alors impossible d’appeler les forces de l’ordre pour les expulser.

L’avis d’un homme de loi


Par ailleurs, pour suivre la procédure normale, on doit faire un constat d’huissier. Ce qui permet d’établir le nom des indésirables, s’il y a des endommagements. Se remettre à la justice semble la seule option possible, en espérant une procédure d’expulsion rapide. Mais souvent, ces procédures nécessitent beaucoup de temps.

Selon les explications de Jérôme Maudet, avocat à Nantes, c’est la jurisprudence qui a institué au fil des années cette réglementation. Alors, les forces de l’ordre ne peuvent plus intervenir au-delà de 48 h pour constatation d’un flagrant délit. Donc, pour faire valoir ses droits il est nécessaire de recourir au tribunal d’instance.