La Banque de France donne son accord aux banques pour procéder à la distribution de dividendes. Selon la révélation de François Villeroy de Galhau, ce serait dans le but d’avoir un système bancaire français plus solide.

La Banque de France accorde la distribution de dividendes


Lors de son discours à l’occasion de la conférence annuelle de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), le gouverneur de la banque de France s’est montré optimiste concernant la situation en France. En effet, selon les dires de François Villeroy de Galhau, les banques et les organismes d’assurance se trouvent dans une situation financière et prudentielle robuste.

Ce qui permet de conclure qu’il n’existe plus aucune restriction sur la distribution de dividendes. De plus, pour cette année encore, les banques font face à des impressionnants exploits. Par exemple, pour le BNP Paribas, il est en tête de liste avec un bénéfice net de 8 milliards d’euros durant l’exercice de janvier en septembre.

En seconde place du podium se trouve les mutualistes Crédit Agricole avec 6,1 milliards d’euros et enfin le BPCE affichant les 3,4 milliards euros de bénéfice.

Quelques mises en garde à prendre en compte à l’intention des établissements


Toutefois, le gouverneur de la banque de France incite les opérateurs de toujours rester prudents concernant les rachats d’action. À rappeler d’ailleurs qu’ils sont soumis à une autorisation au préalable du superviseur.

Le gouverneur a également insisté sur le ratio de solvabilité des six principaux groupes bancaires français. Apparemment, il serait au-dessus des exigences réglementaires et proches des plus hauts historiques situés à 14,5 %.

De ce fait, un arrêt des exigences du Haut conseil de stabilité financière (HCSF) est justifié. Mais en aucun cas, il ne s’agit pas d’un relâchement.

Cependant, les banques européennes sont incitées à garder une réserve de capital en cas de retournement de la conjoncture financière. Par la suite, le HCSF met en place également une autre disposition appelée « coussin ».

De surcroit, le gouverneur souligne également qu’il n’existe aucun obstacle au financement actuel de l’économie. Surtout pour les biens immobiliers par les particuliers.

En effet, malgré l’augmentation des taux cette année, le crédit immobilier en France est devenu moins cher, plus nombreux et plus sûr.