Les nouvelles mesures prises par Jean Castex le jeudi 18 mars ont beaucoup fait jaser. Pour la première fois depuis son retrait du gouvernement, Edouard Philippe a critiqué les décisions de son successeur. On vous dit tout.

Edouard Philippe, des grands projets en cours


Depuis qu’il a quitté le gouvernement d’Emmanuel Macron, Edouard Philippe, actuellement maire du Havre se concentre désormais à d’autres projets. Hormis son poste à la mairie, il a également été confié pour travailler sur l’écriture d’une série politique, adaptée de son propre roman, Dans l’ombre. Ce dernier publié en 2011 aux éditions JC. Lattès parle d’un conseiller politique prise dans une présidentielle auprès d’un candidat soupçonné de fraude électorale. Cet ouvrage de l’ancien premier ministre a été coécrit avec l’ancien conseiller d’Alain Juppé, Gilles Boyer. Malgré qu’il soit loin de Paris, Edouard Philippe garde un œil sur ce qui se passe entre le chef de l’état et ses ministres.

 

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Ce qu’il faut savoir sur les nouvelles mesures prises par le gouvernement


Jeudi 18 mars dernier, Jean Castex a tenu une conférence de presse aux côtés d’Olivier Véran pour annoncer les nouvelles mesures mises en place par le gouvernement face au coronavirus. Ainsi, seize départements ont été placés en confinement dès le vendredi 19 mars. Le Premier ministre a toutefois tenu à préciser : «C’est une troisième voie que nous retenons. Une voie qui doit permettre de freiner sans enfermer». Cette annonce a été un nouveau coup dur pour les Français qui depuis un an vivent au rythme de la pandémie.

Ajouté à cela, le Premier ministre avait annoncé que le couvre-feu est repoussé à 19 heures. Selon lui : «Cet ajustement d’horaire est lié à l’arrivée prochaine de l’heure d’été. Il s’appliquera à compter de samedi prochain et concernera tous les départements en France». Ce vendredi 19 mars, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux Edouard Philippe a réagi aux nouvelles annonces de Jean Castex.

Edouard Philippe critique vertement Jean Castex


L’ancien premier ministre avait déclaré : «Ces nouvelles, pour beaucoup d’habitants de la Seine-Maritime, pour beaucoup de Havraises et de Havrais, constituent une mauvaise surprise». Avant d’ajouter : «Ces mesures ne sont pas, je crois, justifiées par l’état actuel de la situation sanitaire». Et de préciser : «Au Havre, aujourd’hui le vendredi 19 mars, le taux d’incidence du Covid-19 est de 188 cas pour 100000 habitants. C’est-à-dire moins que la limite des 250 cas qui constitue le seuil d’alerte maximale. Et nettement moins que la limite de 400 cas pour 100000 habitants. Ce chiffre qui constitue le seuil à partir duquel le Premier ministre avait indiqué qu’on pouvait envisager un confinement».

Dans une vidéo de sept minutes sur YouTube, l’ancien locataire de Martignon a ajouté : «L’épidémie au Havre, après avoir stagné et avoir été à un niveau faible, est en train de repartir vite! […] Encore une fois, j’ai parfaitement conscience de la lourdeur de ces décisions notamment pour les commerçants qui vont devoir fermer leurs portes à partir de minuit ».

Edouard Philippe a conclu : « La pression sur les services de santé (…) n’est pas insupportable ». Aussi, il a apporté son soutien aux commerçants qualifiés de « non-essentiels » fermés. Face à la situation, il a promis de les accompagner dans cette dure période.

«Le mot confinement n’est pas adapté à la stratégie présentée»


Hormis Edouard Philippe, cette prise de parole de Jean Castex a également fait réagir Emmanuel Macron. En effet, le président de la République a tenu à préciser qu’il ne s’agissait pas d’un nouveau confinement. Le vendredi 19 mars, il avait déclaré : «Je crois que le mot confinement n’est pas adapté à la stratégie présentée hier». Avant d’ajouter : «Ce que l’on veut, c’est freiner le virus sans nous enfermer, ce n’est pas être confiné. C’est vivre avec (le virus), je le dis depuis un an, sans fatalité». D’ailleurs, ces nouvelles mesures sont mises en place pour une courte période de quatre semaines.