Lors d’une interview accordée à Augustin Trapenard sur France Inter, Françoise Hardy s’est livrée sur la maladie contre laquelle elle se bat depuis plusieurs années. Des problèmes de santé qui a bouleversé sa vie de chanteuse.

Françoise Hardy : sa maladie, la souffrance, la mort…


Vendredi 19 mars, Françoise Hardy s’est livrée à un témoignage poignant sur les ondes de France Inter. En effet, à l’occasion de la sortie de son livre, « Chansons sur toi et nous », la chanteuse s’est livrée à cœur ouvert sur ses problèmes de santé qu’elle combat depuis 2004.

Après avoir combattu la maladie de Hodgin, la maman de Thomas Dutronc a été diagnostiquée d’un cancer du pharynx dont elle est actuellement en rémission. Toutefois, ces terribles épreuves ont donné naissance à l’un de ses titres, Tant de belles choses. Cette dernière qui en 2005 lui a permis de remporter le trophée de la Victoire de l’artiste féminine.

Françoise Hardy s’est souvenue du jour où tout a basculé pour elle. Elle avait confié : «C’était le lendemain de l’un de mes anniversaires. Avec l’une des grandes amies de Thomas, qui est née comme moi un 17 janvier, on venait d’apprendre qu’on m’avait diagnostiqué un lymphome». Avant de poursuivre : «A un moment, Thomas s’est levé, j’ai cru qu’il allait aux toilettes. Et sa grande amie m’a dit : “Il ne voulait pas que tu voies qu’il pleure”. Même quand j’en parle maintenant, ça me bouleverse encore». Émue par la réaction de son fils, la chanteuse lui a dédié une chanson. Elle a révélé : «J’ai écrit ce texte en pensant au bouleversement de Thomas. Le texte est pour lui». Même si le compositeur Alain Lubrano n’était pas convaincu par les textes, Françoise Hardy a «tenu bon» et il a fini par sortir un extrait de l’album du même nom.

Des mots pour crier sa douleur et sa souffrance


Alors qu’en raison de sa maladie, Françoise Hardy doutait que la chanson voie le jour. Elle a expliqué : «On ne savait pas si je serais là encore à la fin de l’année. C’était le début de l’année (2004)». Avant d’ajouter : «C’est à partir d’un bouleversement qu’on est inspiré pour un texte. Pas tous les bouleversements, mais certains d’entre eux». Quant à son rapport à la mort, la septuagénaire répond avec émotion sa «peur de souffrir encore plus que ce qu’[elle] ne souffre actuellement». Avant de poursuivre : «Depuis trois ans, je vis un cauchemar absolu». Ce que la chanteuse craint, c’est que «mourir, pour [elle], implique encore plus de souffrance qu’[elle n’en ressent] dans les moments les plus difficiles».

À l’occasion de cette interview, Françoise Hardy a également évoqué ses croyances, notamment, le devenir de l’âme après la mort. «Quand le corps rend l’âme, il la libère. Ça veut dire que l’âme retourne là d’où elle vient, mais enrichit par tout ce qu’elle aura appris de son incarnation», explique-t-elle.

Terrifiée à l’idée de souffrir


Effectivement, ce n’est pas la première fois que l’ex-compagne de Jacques Dutronc se confie sur sa peur de la douleur physique. Dans le numéro de Paris Match le jeudi 18 mars, elle a déclaré qu’elle n’a pas « peur de mourir ». Pourtant elle a «très, très peur de souffrir, d’autant plus que c’est déjà le cas, peur aussi de la souffrance de devoir [se] séparer des deux êtres qu’[elle] aime le plus au monde, Thomas et son père». Françoise Hardy a regretté : «Je n’aurai, hélas, pas le soulagement de savoir que je peux me faire euthanasier. La France est inhumaine sur ce plan-là».