La hausse du prix du pass Navigo en Ile-de-France pourrait avoir des conséquences non-négligeables. C’est pourquoi, le groupe des communistes, écologistes et citoyens au Conseil régional de la région tire la sonnette d’alarme.

Prix du pass Navigo à 100 euros

Selon la présidente d’Ile-de-France Mobilités ou IDFM, Valérie Pécresse, le pass Navigo à 100 euros n’est pas une fatalité. Elle veut empêcher que le montant soit trop élevé et propose des solutions et dit non au forfait Navigo de 100 euros par mois. D’après elle, il existe de nombreux moyens de réduire les effets de la hausse sur les usagers. En effet, ces derniers ne devraient pas subir le besoin de financement complémentaire.

En fait, la présidente veut juste que l’Etat fasse plus d’efforts. En ce sens, elle voudrait que la taxe du TVA sur les transports en commun baisse de 5,5%. De même, elle propose de relever les taux de plafonds du versement mobilité payé par les entreprises. Enfin, elle appelle également la RATP et la SNCF à réduire le coût des contrats en échange d’un allongement de ces derniers.

En fait, la présidente compte beaucoup sur une augmentation des contributions totales des collectivités membres d’Ile-de-France Mobilité. Elle espère réduire l’effort demandé aux voyageurs avec ces propositions. Toutefois, tout cela ne va pas empêcher complètement une hausse. D’ailleurs, la dernière augmentation remonte déjà à 2017.

Augmentation jugée comme « Une Aberration écolo et sociale »

Pour le groupe des communistes, écologistes et citoyens au Conseil régional d’Ile-de-France, cette hausse est une aberration écolo et sociale. En effet, ils n’ont pas caché leur mécontentement en sortant d’une réunion de la commission économique et tarifaire d’Ile-de-France mobilités.

Ils n’acceptent pas du tout le fait que le prix du pass Navigo passera bientôt à 90 euros par mois. Selon le groupement, cette nouvelle va pousser entre 30 000 et 40 000 personnes à se détourner du service.

Cependant, il n’y a pas que le pass Navigo qui a augmenté. En effet, le ticket T, forfait Paris Visite et le ticket jeunes ont également vu leurs prix s’envoler. Ainsi, l’IDFM craint une perte de 20 millions sur les 400 000 titres cours délivrés par an.