Certains métiers ne seraient pas concernés par la réforme de retraite proposée par le gouvernement. En effet, si ce changement apporte plusieurs bouleversements dans de nombreux milieux, il ne changera rien pour d’autres.

Les métiers non-concernés par la réforme des retraites

Élisabeth Borne a récemment dévoilé les contours de la réforme des retraites et a dévoilé les métiers qui y ont échappé. C’est notamment le cas pour les avocats, les médecins et les divers personnels de la Comédie française ainsi que de l’Opéra de Paris. En gros, les régimes autonomes et ceux répondant à des sujétions spécifiques ne seront pas touchés par le changement.

Il faut savoir que dans le régime général, ce sont les employeurs qui paient les cotisations retraite de leurs salariés. Or, dans les régimes autonomes, ce sont les membres qui financent leur retraite suivant leurs revenus.

Les avantages des régimes spécifiques

Le gouvernement avait déjà envisagé d’effectuer une réforme des retraites universelles en 2019. Dans le cas où cette dernière aurait été appliquée, elle aurait entraîné la suppression des régimes autonomes. Cependant, ces derniers s’y étaient fortement opposés au point de descendre dans la rue. Ils ne pouvaient effectivement pas accepter que leurs régimes soient fondus dans le régime général car ils perdraient certains de leurs droits. C’est pourquoi, ce changement n’a pas été adopté.

Les régimes spécifiques concernent notamment les salariés de l’Opéra de Paris et la Comédie Française ainsi que les marins. Ainsi, même aujourd’hui, ils pourront garder leurs avantages. Il faut d’ailleurs savoir que les régimes spécifiques peuvent partir à la retraite avant l’âge légal de départ.

Changement apporté par la réforme de la retraite

Selon les propos de la cheffe du gouvernement, d’ici à 2030, l’âge légal de départ à la retraite reculera progressivement à 64 ans au lieu de 62 ans. Apparemment, cela se fera au rythme de trois mois par an dès le 01er Septembre prochain.

Avec cette mesure, la durée de cotisation sera allongée et donc elle interviendra plus tôt que prévu. Ainsi, dès 2027, il faudra avoir cotisé 43 ans de carrière pour obtenir une pension de retraie à taux plein. Cette réforme sera bientôt intégrée au futur projet de loi de financement de la Sécurité sociale selon Élisabeth Borne. D’ailleurs, elle serait présentée au conseil des ministres le 23 janvier prochain.