Retour sur le tournage de « L’aile ou la cuisse » où apparaissait Louis de Funès. À cette époque, l’acteur français souffrait de problèmes cardiaques.

L’aile ou la cuisse : un grand succès du cinéma

Louis de Funès est l’un des plus grands acteurs comiques que le cinéma français n’ait jamais connus. Ayant joué dans plus de 150 films, le comédien apporte le sourire aux gens depuis ses débuts jusqu’à nos jours. En effet, même après sa mort, cet acteur n’a pas été oublié, il s’agit d’une légende de l’humour français. On le reconnaît particulièrement pour son rôle dans « Le Gendarme de Saint-Tropez ».

Mais en 1976, le film « L’aile ou la cuisse » a également eu son moment de gloire. L’acteur comique y jouait le rôle de Charles Duchemin, un grand critique culinaire qui défendait la cuisine traditionnelle. Son personnage avait comme rival Tricatel, joué par Julien Guiomar qui voulait amener la restauration rapide en France. Une heure et 44 minutes de plaisir qui avait recensé 5,84 millions d’entrées au cinéma en France.

Louis de Funès mal en point pendant le tournage

France 3 avait décidé de rediffuser ce grand succès du cinéma écrit et réalisé par Claude Zidi le jeudi 22 décembre dernier. Une occasion de replonger les fans de l’acteur français dans la nostalgie. Mais malgré son enthousiasme dans la série, Louis de Funès n’était pas au meilleur de sa forme pendant le tournage. Déjà en mars 1975, il souffrait d’un double infarctus.

Cela lui avait même valu deux longs mois de convalescence et un mois d’inactivité professionnelle. Mais l’appel des projecteurs avait été plus fort que la maladie. Aussi, lorsque Claude Zidi l’a contacté pour jouer dans L’aile ou la cuisse, le comédien français a accepté sans hésiter. Mais malgré tout, le tournage n’a pu se faire sans quelques conditions.

Louis de Funès sous haute surveillance

À l’époque, l’assurance qui couvrait l’acteur avait quelques réclamations à faire pour le bon déroulement du tournage. Cela consistait surtout à ne pas trop fatiguer Louis de Funès. Aussi, il ne devait pas tourner plus de deux heures trente par jours. De plus, non seulement il fallait lui accorder un temps de sieste, mais aussi les tournages étaient interdits pendant la nuit.

Et toutes ces responsabilités revenaient à Jean-Jacques Beineix, qui était premier assistant du film. En tout cas, le comédien a réussi à tenir jusqu’à la fin du tournage et le film ravi toujours autant les cinéphiles 46 ans plus tard.