L’ouragan Ian a atteint tous les critères pour atteindre la catégorie 4 et qui le qualifie d’extrêmement dangereux. Durant son passage à Cuba, il a fait deux morts et poursuit sa route pour la Floride. Vigilance est de guise.

L’ouragan Ian


Après avoir fait de victime à Cuba, l’ouragan Ian poursuit sa route et fait trembler la Floride le mercredi 28 septembre. Qualifié de catégorie 4 par les autorités locales, il a fait des dégâts physiques, dont deux morts, et des dégâts matériels la veille.

Mais qui a donné le nom de cet ouragan ? En effet, son appellation n’est pas choisie par hasard. À noter que les prénoms donnés aux tempêtes et aux ouragans sont déterminés à l’avance. Cependant, ils ont été choisis afin de faciliter la gestion de l’évènement.

De surcroit, les noms d’une tempête, cyclone ou ouragan doit être à la fois court et bien distinct pour qu’ils puissent être faciles à mémoriser. Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), le nom d’un cyclone tropical facilite la communication.

Comment choisir les noms des tempêtes et ouragans ?


Des organismes surveillent chaque année les tempêtes et les cyclones dans le monde. En fonction de leur découverte, ils proposent des listes de noms suivant les phénomènes climatiques dans leur zone.

Par exemple, Les Caraïbes, le Golfe du Mexique et l’Atlantique Nord, c’est le National Hurricane Center qui propose six listes composées de 21 ans chacune. Ces listes suivent les lettres de l’alphabet sauf les lettres rares comme le Q et le U. Si dans certains cas où le nombre de tempêtes tropicales et ouragans dépasse les lettres de l’alphabet, les chercheurs décident d’utiliser l’alphabet grec.

Depuis 2017, les services météorologiques français, espagnol et portugais proposent les noms de perturbations cycloniques qui pourront toucher leur territoire. C’est le même cas pour le Royaume-Uni et l’Irlande depuis 2016.

Pour être claire, si une tempête arrive en Irlande, Grande-Bretagne ou des Pays-Bas, l’attribution du nom revient à leur service météorologique. Selon l’explication de Météo France, l’extension de cette coordination est en cours dans les pays européens.

Historique


L’idée de donner un nom aux cyclones date de la fin du 18e siècle.

Pour les îles espagnoles des Caraïbes, les noms des ouragans suivaient le nom des saints patrons du jour au 20e siècle.

Par contre, en Australie, un météorologue a attribué les noms de politiciens qu’ils n’appréciaient pas à des cyclones.

Quant aux marins américains, pendant la Seconde Guerre mondiale, ils ont offert les noms de leur femme ou leur petite amie à des ouragans. Ce n’est qu’en 1950 que le Bureau météorologique américain a choisi de reprendre l’alphabet des transmissions.

En 1953, ils ont commencé à utiliser des prénoms de femmes. Depuis 1979, les prénoms masculins et féminins se sont succédés.