L’histoire concernant l’exploitation des mines en Guinée est une vraie affaire de Gros sous. Cette dernière impliquerait la Françafrique et la Chinafrique et mettrait la France dans une position délicate.

Mines en Guinée, la France impliquée dans une arnaque

Une nouvelle enquête réalisée par le journaliste Thomas Dietrich à partir d’un leak de centaines et de centaines de mails a récemment surpris la plupart des Français. En effet, il a raconté comment une jeune start-up française qui n’est autre que l’Alliance minière responsable ou AMR a réussi à faire des dizaines de millions d’euros de bénéfices rapidement. Selon les informations reçues, les responsables ont acheté puis refourgué une mine de bauxite en Guinée. Ce serait de cette façon qu’ils ont réussi su percer et faire fortune.

Cependant, cette AMR aurait bénéficié de puissants appuis dans l’hexagone. Parmi eux, il y aurait l’ancien ministre Arnaud Montebourg, l’ancienne patronne d’Areva Anne Lauvergeon ou encore le fondateur de Free, Xavier Niel. Ce n’est pas tout, l’entreprise a étalement été aidée par une ambassade de France en Guinée. D’ailleurs, cette dernière n’aurait pas hésité à se mouiller et même à influer sur le cours de la justice guinéenne.

Actions pointées du doigt, les Guinéens mis de côté

Actuellement, le parquet national financier enquête en France sur de possibles malversations financière entourant l’Alliance minière responsable. Pour le moment, ce qui est certain, c’est que la valorisation complètement « hors-sol » de cette mine s’est faite dans le dos des principaux propriétaires du sous-sol guinéen qui ne sont autres que les Guinéens eux-mêmes.

A cause d’un montage offshore passant par Hong-Kong, AMR a réussi à payer le moins d’impôts possible en Guinée. C’est là qu’elle aurait acquis son permis minier. Cela prouve encore une fois que pour certaines entreprises françaises, l’Afrique n’est pas un continent. En effet, pour eux, il s’agit surtout d’un tiroir-caisse dans lequel elles peuvent agir sans vergogne.

Après des enquêtes plus approfondies, des mesures devraient être entreprises. Cependant, vu la tournure de la situation, il est possible que l’AMR arrive à en sortir indemne.