Durant son passage dans BFMTV et RMC, le ministre de l’Action et des Comptes publics a évoqué une nouvelle indemnité carburant. Il s’agit d’un dispositif visant à remplacer les remises non ciblées sur le carburant.

Les conditions d’éligibilité


Invité de BFMTV et RMC, Gabriel Attal, le ministre de l’Action et des Comptes Publics a annoncé une nouvelle allocation et la nécessité d’étendre l’indemnité « gros rouleurs ». Ce dernier a souligné la mise en place des aides ciblées concernant le carburant, mais pour un public large. C’est-à-dire à la classe moyenne et de ne pas réserver le dispositif uniquement aux populations les plus modestes.

Il a donc souligné qu’il y aura des conditions de revenus. Ce serait dans le but de toucher les plus modestes et la classe moyenne, ceux qui sont au-dessus du SMIC. Pour mémoire, le revenu médian est aujourd’hui 2 000 euros environ.

Nouvelle indemnité carburant pour les gros rouleurs


Le Matignon comptait inclure les automobilistes jusqu’au cinquième décile sur la grille des salaires soit les 50 % gagnant le moins. Mais selon la révélation de BFMTV, le sixième pourrait également faire partie des bénéficiaires de cette nouvelle aide de l’État. Pour en profiter, il est nécessaire d’effectuer votre déclaration de revenus. Puis, il faut prouver que vous êtes un gros rouleur.

Apparemment, un dispositif similaire a été envisagé cet été bien avant que les remises directes sur le carburant ne soient adoptées. Cependant, ces ristournes sont réduites à 10 centimes par litre en mi-novembre et prendront fin le 31 décembre 2022.

Une enveloppe de 1,6 milliard d’euros

Outre les revenus, il faudra également justifier une activité professionnelle. Ce qui inclut la possession d’une carte à grise. Pour précision, ce dispositif concerne les Français qui parcourent plus de 30 kilomètres soit 12 000 kilomètres par an pour se rendre sur leur lieu de travail.

En se basant des chiffres de l’INSEE, deux tiers des actifs parcourent plus de 5 kilomètres et la moitié de plus de 9 kilomètres sur ce trajet quotidien. Compte tenu de toutes ces informations, le gouvernement d’Élisabeth Borne a décidé un budget pour la mesure. En effet, elle coutera entre 1,5 et 1,6 milliard d’euros aux finances publiques.