Il y a quelques semaines, l’écrivaine Florence Porcel a porté plainte contre Patrick Poivre d’Arvor pour viols. Depuis, les témoignages des présumées victimes d’agressions sexuelles par le présentateur se sont multipliés. Pour leur part, les dirigeants de TF1 à l’époque ont souhaité ne pas réagir à cette affaire.

Au cœur de la tourmente


Depuis quelques semaines les langues se délient, mais visiblement pas toutes. En effet, depuis que Florence Porcel a porté plainte contre Patrick Poivre d’Arvor pour viols, les témoignages affirmant le comportement du journaliste se sont multipliés. Aujourd’hui, huit nouvelles femmes accusent l’ex-star du JT de TF1. En effet, ces présumées victimes de PPDA lui ont dénoncé sur les réseaux sociaux. Ou auprès de la brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) chargée de l’enquête. Ces récits glaçants ont suscité le journal, Le Monde à publier un long article sur l’affaire PPDA le lundi 15 mars dernier.

On pouvait ainsi lire les confidences de Chloé dont le prénom a été changé. Cette dernière avoue avoir été agressée sexuellement par le célèbre présentateur en 2003. Alors qu’à l’époque elle exerçait en tant que journaliste à TF1. Elle avait déclaré aux enquêteurs : « Il s’est levé brusquement. M’a enlacée par surprise, m’a embrassée, m’a renversée sur sa grande table, a glissé une main dans mon soutien-gorge puis l’autre dans ma culotte avant de l’introduire dans mon sexe pendant de longues minutes». Pour sa part Hélène Devynck, assistante de PPDA de 1991 à 1993 avait témoigné : « C’était impensable de ne pas passer à la casserole, mais tout autant impossible de le dire».

Le silence des dirigeants de TF1 à l’époque face à l’affaire PPDA


Elle avait ajouté : «Le climat des années 1990 à TF1 était affreusement misogyne». Selon ses dires, à cette époque Patrick Poivre d’Arvor «était le roi à TF1». En effet, pour Hélène Devenynk ceux qui défendent le présentateur parlent d’un «séducteur». Ou encore de «quelqu’un qui aime les femmes». Mais elle affirme que plusieurs personnes n’étaient pas naïves face aux comportements de PPDA.

Des salariés de la première chaine ont même confirmé que «tout le monde savait» ces agissements du présentateur. Alors est-ce que les supérieurs hiérarchiques de PPDA à TF1 le savaient aussi tout autant que les employés ? Pour mettre aux clairs le sujet, Le Monde a décidé de les contacter pour avoir leurs versions des faits. Pour sa part, Etienne Mougeotte, ancien vice-président de TF1 et directeur des antennes de 1987 à 2007, n’a pas voulu « s’exprimer sur un sujet qui est entre les mains de la justice». De son côté Robert Namias, ancien responsable de l’information de la première chaîne a déclaré qu’il ne ferait « aucun commentaire sur une affaire en cours». Quant à Xavier Couture, ancien haut dirigeant de TF1, il n’a même pas répondu au journal. Effectivement, ce silence des anciens dirigeants de TF1 à l’époque face à l’affaire PPDA est retentissant.

 

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