Réforme des retraites, les syndicats se sont opposés au relèvement de l’âge minimal de départ à la retraite proposé par l’exécutif. Dans ce sens, une réunion commune est programmée pour le lundi 5 décembre.

Une réunion sur la réforme des retraites


Le gouvernement a engagé un bras de fer avec les syndicats sur la réforme des retraites. En effet, Olivier Dussopt (Ministre du travail en charge de la Réforme des retraites) a souhaité une éventuelle hausse de l’âge légal ou minimal de départ à la retraite qui est actuellement fixé à 62 ans. Ainsi, une réunion intersyndicale est prévue ce lundi 5 décembre. Le sujet à débattre sera la réforme des retraites, un possible présage à de futures actions communes.

L’objectif de cette réunion est de faire le point sur les précédents rendez-vous avec le gouvernement et d’échanger sur un socle revendicatif commun. La Confédération générale du travail (CGT) représentée par Céline Verzeletti a annoncé que le but serait de se mettre d’accord sur une mobilisation dans l’unité la plus large possible afin d’empêcher une réforme des retraites.

Comme tous les autres syndicats, la CGT a trois lignes rouges, le report de l’âge légal, l’allongement de la durée d’assurance et la suppression des régimes spéciaux.

Les sujets de discussion


Il parait que cinq organisations représentatives des salariés au niveau national et interprofessionnel aimeraient que le gouvernement change de cap. De surcroît, selon Gérard Mardiné, le secrétaire général de la Confédération générale de l’encadrement Confédération générale des cadres, nombreux sont ceux qui s’opposent à ce projet du gouvernement.

Par ailleurs, la Confédération française démocratique du travail (CFDT) informe qu’il est encore trop tôt pour définir d’éventuelles actions communes. Cette dernière confie que l’échange de lundi serait un échange de positions sur la réforme des retraites.

Le cabinet du ministre du Travail, Olivier Dussopt prévoit d’ouvrir ce jeudi le troisième cycle de concertations sur la réforme. D’ailleurs, ce troisième cycle serait le plus délicat pour l’État. Cela concerne l’équilibre financier du système de retraite, après un premier cycle sur l’emploi des seniors et la prévention de l’usure. Puis un deuxième sur le minimum contributif, les régimes spéciaux et la fonction publique.

Cependant, le porte-parole du gouvernement, Oliver Véran, a démenti tout arbitrage d’Élisabeth Borne concernant le report de l’âge légal de 62 à 65 ans. Il a également souligné que d’ici la fin de la deuxième semaine de décembre, il y aura une communication du futur projet de loi de réforme des retraites.

Un débat houleux autour de la réforme des retraites


Ce sujet divise toutes les entités et personnes concernées. En effet, l’exécutif met en avant un impératif financier pour défendre un durcissement des règles de calcul des retraites.

Pour la CFE-CGC, il n’y aurait pas de déficit. Apparemment, l’ensemble des régimes de retraites disposent de réserves à 163 milliards d’euros. En effet, le seul problème de financement concerne la retraite des fonctionnaires. Donc, c’est à l’État de prendre ses responsabilités, annonce Gérard Mardiné.

Quant au secrétaire général de la CFE-CGC, il déplore ne pas disposer de tous les éléments pour avoir un regard objectif sur la situation financière. De son côté, la CFDT nie tout problème de financement à court terme justifiant un report de l’âge légal. Donc, pour le syndicat, il n’y a pas d’urgence à intervenir.

Ainsi, les syndicats estiment qu’un relèvement de l’âge légal de départ constituerait une mesure d’injustice.