Dans les prochaines semaines, notamment en 2023, il est fort possible que les taux de crédit immobilier augmentent de 3%. D’ailleurs, ces derniers ont déjà doublé en seulement une année. Or, cela n’augure rien de bon pour les Français.

Risque d’augmentation de 3% des taux du crédit immobilier en 2023

Actuellement, le marché immobilier s’apprête à boucler une année historique. Cependant, ici, ce ne sera malheureusement pas en matière de vente même si, sauf en cas de catastrophe, 2022 ne sera finalement pas si loin du record effectué en 2021. Pour rappel, cette année a engendré environ 1,2 million de transactions. En fait, il s’agit surtout du taux de crédit et de son augmentation. En effet, il aurait doublé en une année seulement, ce qui n’est jamais arrivé sur une aussi courte période.

Si au début de l’année 2022, il était possible d’emprunter à moins de 1% sur 20 ans pour acquérir un logement, ce n’est plus possible aujourd’hui. En ce moment, il est effectivement impossible d’obtenir un taux inférieur à 2%. Pour information, actuellement, sur 20 ans, le taux moyen dépasse les 2,2%. Pourtant, l’assurance et les frais supplémentaires ne sont pas inclus. Sur 25 ans, il avoisine les 2,4% selon l’Observatoire Crédit Logement.

De plus, vu la tournure de la situation, il y a de fortes chances que cette dynamique se poursuive en 2023. Il faudra donc s’attendre au pire et se préparer à toute circonstance.

Raisons de cette hausse

Malgré tout, cette hausse serait due à une bonne raison. Ainsi, pour faire simple, les banques se financent sur les marchés à des taux supérieurs à 2% et prêtent alors à des taux quasi-équivalents aux particuliers, ce qui ne leur est pas favorable. Autrement dit, leurs marges sont réduites, ce qui les poussent à augmenter leur taux de crédit.

Pourtant, cette hausse se heurte au fameux taux d’usure. Il s’agit du taux maximal au-delà duquel une banque ne peut pas prêté. D’ailleurs, cela a posé problème à des milliers d’emprunteurs il y a 6 mois. Selon Pierre Chapon, cofondateur de Pretto, courtier en crédit immobilier, nous nous trouvons actuellement dans la même situation de blocage que celle que nous avions connu l’été dernier.