Le Revenu de solidarité active ou RSA crée un débat et des polémiques lors de la campagne présidentielle. Cependant, la réforme s’avère être toujours d’actualité pour le gouvernement. En effet, plusieurs départements vont l’expérimenter avant sa généralisation en 2024.

L’objectif d’Emmanuel Macron


Emmanuel Macron aurait fixé un objectif du plein emploi pour son deuxième mandat. À souligner cependant que le taux de chômage atteint les 7,4 % de la population. Mais le chef du gouvernement avait présenté des mesures afin d’atteindre un taux de 5 % à la fin de son second quinquennat. Pour y arriver, il instaure l’obligation de consacrer 15 à 20 h d’activité hebdomadaire.

De ce fait, le versement de l’allocation dépend donc du fait d’honorer cette obligation. Ainsi, outre la loi sur le pouvoir d’achat, la réforme du RSA est également le sujet d’un débat au sein du gouvernement d’Élisabeth Borne.

La réforme du RSA crée polémique


Le Revenu de solidarité active ou RSA est une prestation sociale qui s’ajoute aux ressources d’une personne ayant de faibles revenus. Ainsi, il est mis en place pour garantir un revenu minimal. Ce sont les conseils départementaux qui assurent la gestion. Le versement revient à la CAF (caisses d’allocations familiales) et le MSA (mutualité sociale agricole).

Malgré la grande polémique sur cette mesure pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron prévoit d’instaurer la réforme du RSA cet automne. De ce fait, Élisabeth Borne envisage de l’expérimenter dans une dizaine de départements français avant 2024.

Pour ailleurs, ce qui ne respecte pas les 15 à 20 heures d’activité professionnelle par semaine va voir la prestation retirée. Cependant, plusieurs politiciens comme Valérie Pécresse, Nicolas Sarkozy, Laurent Wauquiez sont contre cette mesure qu’ils jugent injuste.

La Cour des comptes réagit


La Cour des comptes pointe du doigt le manque d’accompagnement des bénéficiaires du RSA en début d’année. En effet, moins d’un allocataire sur cinq se fait orienter vers un organisme d’accompagnement.

D’ailleurs, apparemment sept ans après l’entrée au RSA, seulement un tiers des bénéficiaires trouvent de l’emploi. De ce fait, ils ont résilié leur inscription à ce dispositif. Depuis sa mise en place, la moitié des allocataires ont signé le contrat d’engagement réciproque.

Le gouvernement pense remédier à ce problème en s’inspirant du Contrat d’engagement jeune (CEJ). Il s’agit d’un contrat pour un meilleur équilibre entre les droits et les devoirs. Les jeunes de 16 à 25 ans sans emploi et ne sont pas en formation sont les principaux concernés par ce dispositif.