La vengeance d’une mère ne doit jamais être prise à la légère. L’histoire d’une femme ayant tué le meurtrier de sa fille lors du procès de ce dernier en est d’ailleurs la preuve.

Un enfant de 7 ans violé et séquestré

Marianne Bachmeier n’a pas eu une vie facile et cela depuis son enfance. Dès son plus jeune âge, elle aurait été violée à plusieurs reprises et a même accouché deux fois. Cependant, elle les a toujours fait adopter jusqu’à l’arrivée de son troisième bébé en 1973 qu’elle a voulu garder. Ainsi, elle a accouché d’une petite fille prénommée Ana.

Malheureusement, 7 ans plus tard, en 1980, la mère et la fille se disputent et cette dernière décide de sécher les cours. C’est à ce moment qu’elle se fait enlever par un homme de 35 ans, Klaus Grabowski.

Ce dernier ramène alors la petite chez lui, la séquestre pendant des heures, abuse d’elle et finit par la tuer en l’étranglant. Cependant, sa fiancée apprend ce qu’il a fait et la dénonce. De plus, il était déjà connu des services de police puisqu’il était déjà considéré comme un délinquant sexuel. Pourtant, même s’il avoue le meurtre, il nie les accusations de viol et dira que c’est l’enfant qui a tenté de le séduire.

Terrible vengeance d’une mère

Même si Klaus Grabowski est jugé pour le meurtre d’Ana, la maman de cette dernière n’arrive pas à avoir l’esprit tranquille. En effet, depuis la mort de son enfant, elle ne trouverait plus le sommeil. Pour elle, aucun jugement ne fera revenir sa fille et donc aucune peine ne sera à la hauteur du crime. C’est pourquoi elle aurait décidé d’agir par elle-même.

C’est ainsi que le 06 mars 1981, elle pénètre dans la salle d’audience, sort un pistolet de son sac et assassine le meurtrier de sa fille devant toute l’Assemblée. Bien évidemment, elle est tout de suite été arrêtée et jugée pour ce qu’elle a fait. D’ailleurs, suite à ce crime, elle a écopé six ans de prison. Cependant, elle en est sortie au bout de trois années.

Une histoire loin de faire l’unanimité

En Allemagne, tout le monde connaît l’histoire de Marianne Bachmeier et de sa fille. Toutefois, chacun possède son propre avis sur la question. Selon un sondage de l’Allensbach Institute, 28% des personnes interrogées trouvent la peine de la mère inappropriée alors que 27% trouvent qu’elle est trop lourde. En revanche, 25% trouvent qu’elle est trop légère.

Aujourd’hui, Marianne n’est plus de ce monde mais son histoire continue de circuler. Elle représente toujours la maman vengeresse et son histoire restera longtemps gravée dans les mémoires.